Pleine lune de novembre : le pouvoir de vie

Publié le par Jyoti

La pleine lune du 4 novembre (6h24) se situe dans le nakṣatra  Bharaṇī (« celle qui porte »), dans le signe du Bélier. Régie par la planète Vénus et le dieu de la mort Yama, Bharaṇī a pour symbole le yoni, le triangle pointe vers le bas représentant la matrice utérine. Elle est l’énergie féminine divine, la śakti universelle, le canal par lequel la Conscience cosmique donne naissance à la manifestation du monde.

En cette pleine lune se conjuguent la vie et la mort, imbriquées, indissociables, harmonieusement enlacées dans le cycle éternel de la naissance et de la re-naissance. Bharaṇī reçoit de Yama la semence des âmes qu’il guide vers elle afin qu’elle les transforme et les restitue à la vie, jusqu’à ce qu’elles reviennent à Yama et ainsi de suite.

Une période s’ouvre où l’appétit de vie risque d’être perturbé par les remontées acides du passé. Une période ambiguë où la lumière va progressivement perdre la course au profit de l’obscurité, lieu par excellence de toutes les angoisses, où rode la présence redoutée de la mort.

Le rayonnement de cette pleine lune nous tend un miroir où se reflètent nos peurs les plus ataviques, portail ouvert sur les profondeurs de notre psychisme d’où pourront ré-émerger les fantômes du passé que nous croyions profondément enfouis. Extirpés de leur cachette et regardés en face à la lumière de l’aimable Vénus, les souvenirs douloureux et les vieux griefs pourront profiter de l’influence de Bharaṇī pour se transformer en une énergie positive riche d’enseignements.

La configuration particulière à l’œuvre entre Mars et Mercure, qui lie la maison 6, lieu des difficultés et de la maladie (mais aussi de la guérison) à la maison 8, lieu de la transformation (ainsi que de la mort et de tout ce qui existe à l’état latent) pourra réactiver des émotions liées à la perte. Pour douloureuse que cette situation puisse s'avérer, elle constituera surtout une occasion de guérir et de se libérer de sentiments anciens de tristesse, de chagrin et de regret.

Ces aspects sombres que nous devrons peut-être affronter ne doivent pas nous faire oublier que Bharaṇī a d’abord et avant tout un rôle de création et de transformation. Placée également sous l’influence de Jupiter l’optimiste et de Vénus l’amoureuse, elle nous donne l’occasion d’ouvrir notre cœur et de nous connecter aux autres. Ainsi, les jours autour de la pleine lune seront particulièrement propices aux rassemblements, notamment spirituels, à la création collective, aux séances de spiritisme et à la psychothérapie de groupe.
 
Bharaṇī nous rappelle que nous pouvons nous débarrasser des vieux démons fantomatiques qui nous hantent et apaise les craintes de ceux qui acceptent de reconnaître la mort comme une forme gestationnelle de la vie.  En tant que matrice et pouvoir de création, elle nous guide et porte notre renaissance, notamment émotionnelle.

Une fois de plus, c’est l’énergie vibratoire du Chariot qui accompagne cette pleine lune. Cet arcane, qui assemble et unifie le masculin solaire et le féminin lunaire, aidera à harmoniser, et au besoin à contrôler, le jeu des forces de vie et de mort à l’œuvre dans les semaines à venir. En nous permettant de tenir fermement les rênes de notre psyché et de nos émotions, il nous évitera les divagations et les errements susceptibles de nous faire passer à côté d’une opportunité unique de transformation. L’eau de conscience émotionnelle du Cancer, son régent, pourra ainsi se déverser dans l’eau matricielle de Bharaṇī afin de s’y régénérer.

Ressource :
- AnandaShree Astrology

 

Publié dans Astrologie

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