De Samhain à Divali

Publié le par Jyoti

Cette année, la nouvelle lune du 31 octobre a fait se rencontrer deux traditions à l'opposé géographique l'une de l'autre : Samhain et Divālī.

Samhain est l'ancêtre celtique de Halloween. La nuit de Samhain, les vivants peuvent aller visiter les morts dans leur royaume souterrain, mais ceux qui n'en sont pas sortis au matin ne retrouveront plus la lumière. C'est une fête de passage entre l'ancienne année qui meurt et la nouvelle qui naît. Les récoltes sont engrangées, les journées se font ostensiblement plus courtes. Cette période entre chien et loup est propice à un retour sur le passé. Elle rappelle aussi que la vie ne disparaît jamais, même lorsque sa manifestation se fait invisible.

Comme dit ailleurs, Divālī célèbre le retour dans sa capitale de Rāma qui a vaincu le démon Rāvaṇa, auteur de l'enlèvement de son épouse, Sitā. La lumière a triomphé de l'obscurité, le bien a triomphé du mal. 

Comme Samhain, c'est une fête des moissons et comme Samhain, c'est le début d'une nouvelle année dans certaines régions de l'Inde. Divālī est la fête des lumières où l'on célèbre l'abondance et la joie. Pour Samhain, les Celtes allumaient de grands feux sur les collines et une multitude de chandelles à minuit et faisaient bombance toute la nuit.

Il y a des millénaires, des êtres humains qui jamais ne se rencontreraient, dans des environnements aussi différents que l'Irlande et l'Inde, ont ressenti les mêmes énergies, célébré de la même façon les cycles toujours recommencés de la vie et de la mort, de l'ancien et du nouveau, de la lumière et de l'obscurité. Ces cycles que nous pouvons observer autant dans notre vie personnelle que dans celle de la nature.

Comment nous penser autrement que comme les éléments d'un réseau infini qui nous unit ? Comment voir l'autre comme un étranger alors qu'il est si semblable à nous-même, qu'il ait vécu à la Préhistoire ou qu'il vive aujourd'hui ? Comment ne pas sentir cette appartenance à un tout qui nous dépasse, nous englobe, nous traverse, nous anime ? Comment ne pas sentir de lien avec la lignée des milliards de personnes qui nous ont précédés ?

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