Vieux schémas

Publié le par Jyoti

Vieux schémas

Vous avez remarqué comme les vieux schémas ont la peau dure ? Vous avez le sentiment d’avancer, que vous vous débarrassez des anciens modes de pensée et puis pan, sans même que vous l’ayez sollicité, un vieux schéma resurgit de nulle part.

Dans le cas précis auquel je pense, il est apparu brutalement, tout seul, comme une ancienne blessure qui fait mal tout d’un coup sans qu’on sache pourquoi. Comme s’il sentait qu’il n’avait plus vraiment lieu d’être et qu’il ne voulait pas disparaître. Instinct de survie de peurs anciennes qui nous appartiennent, ou pas, mais auxquelles nous avons fait un nid confortable au fil des années et qui n’ont pas envie qu’on les déloge.

Il ne faut pas sous-estimer la puissance du mental et s’imaginer que la méditation et des pensées positives suffisent à le maîtriser et le remettre à sa juste place d’un coup de baguette magique. Il a pris l’habitude du rôle dominant que nous lui attribuons dans l’ignorance de notre véritable nature. Comme tout ce qui a un pouvoir, même usurpé ou illusoire, il ne veut pas le lâcher. Et quand il se sent en danger, il se défend en essayant de nous remettre dans le vieux chemin, esclaves de nos peurs, de nos émotions, de nos perceptions déformées.

Quand un vieux schéma resurgit et veut me remettre sous sa coupe, je le vois comme une croûte sur un bobo. La croûte tombe, mais le bobo n’est pas encore totalement cicatrisé. Peut-être laissera-t-il une marque ou prendra-t-il du temps à disparaître ou abandonnera-t-il une impression fantôme de sa présence. Les vieux schémas finissent par s’effacer, quand le mental s’aperçoit que finalement les nouveaux ne sont pas si mal que ça.

Parce que si c’est bien le possesseur du char - ātman, puruṣa - qui mène la danse, nous avons besoin du mental-cocher pour tenir les rênes et appliquer les directives. Les vieux schémas nous rappellent qu’il reste du chemin à parcourir, mais les regarder resurgir puis s’enfoncer dans l’oubli, c’est aussi réaliser le chemin déjà parcouru et que le Témoin est toujours là pour éclairer notre route.

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